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Située à l'angle de l'Avenue Jean Lartigau et de la Rue du Prieuré. Propriétaire M.Jean François Costabadie (17-8-1977) elle est inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 22 mai 19780.
Le 2 mai 1287, Edouard Ier d'Angleterre,
Quelle date peut-on retenir pour la construction de cette Maison dite "du Rey" ? Sur une police d'assurance incendie 1504.
Des fouilles effectuées par mes soins en août 1980 ont révélé les fondations d'un mur Sud, à 60 centimètres à l'intérieur du mur Sud actuel, ces fondations ont été arasées au niveau du sol intérieur constitué d'un carrelage en carreaux de terre cuite de couleur rouge 20 cm x 20 cm. Ce carrelage est actuellement recouvert d'un plancher en costalents (planches dégauchies sur une seule face), posé sur solives - entre ce plancher et le carrelage primitif ! terre ou remblais divers -. A noter que l'agrandissement vers le Sud est très apparent au niveau de ce raccord, puisque le mur Est jusqu'à ces fondations anciennes est lié dans l'œuvre. D'autre part, la porte au cintre de pierre est dans l'axe de l'ancienne construction, alors qu'elle n'est pas dans l'axe de la construction actuelle; cette porte serait donc contemporaine de la construction primitive ! De quand daterait donc la modification de ce gros-oeuvre ? Que faut-il penser de l'époque ou style de la fenêtre à meneaux de pierre, modifiée par la suite à l'occasion du cloisonnement de l'étage pour y faire des chambres et une cage d'escalier, travaux que l'on pourrait situer au milieu du XIXe siècle ??? Lors de travaux effectués sur la façade Est (colombages et croisillons type "Maison des Anglais"), en hiver 1979, j'ai constaté que le colombage avait été modifié (dans la partie centrale) par la suppression d'une fenêtre à meneaux en bois pour y placer deux petites fenêtres (celles qui existent actuellement ), en effet, sur un montant vertical subsistant, j'ai trouvé trois petites rosaces en fer battu que l'on avait l'habitude de placer sur les menuiseries (cf. documentation des Monuments Historiques, maisons du XVe siècle). Peut-être la solution sera-t'elle trouvée dans les minutes des notaires locaux, en ce qui concerne les dates et les propriétaires successifs ? A l'intérieur encore et à l'étage, on a pu découvrir les jambages et le profil des corbeaux d'une cheminée de belles dimensions (faisant face à peu près à la fenêtre à meneaux de pierre). L'escalier actuel a pris la place de cette cheminée... A droite de cette cheminée, une niche ou placard à l'entourage de pierres en arrondi était muré(e), une cloison aboutissant dedans. Au rez-de-chaussée, à droite de la cheminée, au manteau posé sur deux corbeaux moulurés en pierre et ceinturé par une poutre de bois également moulurée, découverte d'un petit enfoncement carrelé, peut-être un "poêle d'été ", à gauche de la cheminée, vestiges d'un évier en pierre, coupé au ras du mur, à l'intérieur et au-dessus duquel a été placé un évier "moderne ». La pose d'une plaque commémorative, le 13 juillet 1980 qui faisait suite à la pose, le même jour, d'un vitrail dans la fenêtre à meneaux, se voulait ce jour-là pour témoigner - dans la cadre de l'Année du Patrimoine - de l'aboutissement, à une première étape de la " restauration " de la Maison du Rey. Il faut se souvenir de trois faits notables la concernant, en dehors de son passé historique lié à la visite de Henry de Navarre, ils sont : - le déclin que subit, au XVIIe siècle, le bourg de Capbreton, après que l'on eut détourné l'Adour et que le havre fut irrémédiablement bouché : époque où l'on brûlait les maisons dans les fours à chaux ! Celle-ci put en échapper. - la " reconstruction " probable d'une partie en l'agrandissant vers le Sud, mais qui est peut-être elle-même antérieure au XVIIe siècle, tels qu'en témoignent les styles des différents éléments ? - la menace qui pesa sur cette maison lorsque le plan d'urbanisme prévoyait, jusqu'en 1976 son "alignement ". De tout cela elle a pu être préservée. Elle n'en mérite que plus les soins que j'ai le bonheur de lui dispenser aujourd'hui... pour l'habiter. J. F. COSTABADIE (1) " CAPBRETON " par E. TASTET (1962) p. 20.
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