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ADISHATZ, JEAN-MARIE.
Jean-Marie Duten et Mme Bellenguez, (alors Présidente de la Sadipac).
Avec le mariage et les enfants, il occupe un poste d'enseignant. C'est sous cette étiquette qu'il va passer une autre partie de sa vie « aux îles » et en garder une certaine nostalgie. Peut-être est-ce là qu'il a appris à entretenir sa naturelle facilité d'adaptation, son entregent, sa joie de vivre ?
Illustration de Jean-Marie où chacun reconnaîtra les acteurs de la création de la "Côte d'Argent", un des sujets pour lesquels il s'était passionné.
Jean-Marie Duten narrant les péripéties de l'installation de la gare de Capbreton.
On ne peut passer sous silence son talent de dessinateur caricaturiste où, avec un oeil et une adresse stupéfiante il donnait, avec humour, libre cours à son esprit caustique, se voulant irrespectueux de tout, sans méchanceté aucune… et il ne m'a pas épargnée !
Funérailles de Jean-Marie en l'église Saint-Nicolas de Capbreton le 03.03.2010. ENTRÉE Chers amis, C'est sans doute la dernière fois que nous nous trouvons réunis. A ceci près que vous êtes vivants, alors que moi j'ai terminé le voyage de la vie. Pour nous rapprocher une dernière fois, j'ai choisi le langage de la musique. Pourquoi ? DERNIER ADIEU (extrait du Requiem de Gabriel Fauré) Cette histoire, c'est la vie, la plus belle des aventures qui pouvait nous arriver. La merveilleuse histoire: avec ses rencontres, ses plaisirs, ses joies, avec aussi -il est vrai -des soucis, des moments douloureux. Mais, dans l'ensemble, une période positive, terriblement courte lorsqu'on fait le bilan. ,
Jean-Marie Duten (30 mars 1937 -28 février 2010)
Voici l'article qu'a consacré le journal Sud-Ouest à son correspondant : Adishats Jean-Marie Connu, entre autres, pour ses facéties, Jean-Marie Duten, notre correspondant décédé dimanche à l'âge de 72 ans, n'aura pas manqué l'occasion de saluer ses proches à sa manière. Hier matin, lors de ses obsèques célébrées par Mgr Bernard Dubasque, en l'église Saint-Nicolas de Capbreton, sa famille et ses amis ont en effet découvert son dernier clin d'oeil : trois messages audio enregistrés en secret en juillet dernier. Un ultime sourire saisi de son vivant qu'il destinait spécialement à cet instant difficile : celui de ses funérailles. Trois messages qui ont donc rythmé toute la cérémonie. Et dans lesquels Jean-Marie évoque simplement sa « sérénité » et son « apaisement ». « Je voudrais que vous n'éprouviez pas de tristesse à l'idée de la mort, expliquait-il. C'est la fin d'un jeu, d'une histoire. » Des propos réconfortants qu'il a choisi d'accompagner, là encore à sa manière, de quelques notes de musique, l'une de ses nombreuses passions. Du jazz bien sûr. Mais aussi un Requiem de Fauré. La musique, disait-il, dans son message hier : « C'est un moyen d'expression qui se moque de la vie et de la mort ; qui fait que, plusieurs siècles après, nous pouvons communiquer émotionnellement avec Mozart ou Beethoven. Enfin, c'est un moyen d'expression qui passe largement au-dessus de ce qui constitue l'essentiel de notre vie : petits tracas, problèmes matériels, conflits entre individus. » Féru de culture On le sait, l'homme était mélomane. Mais surtout un féru de culture au sens large. Accordéoniste et contrebassiste durant 20 ans au sein de l'Harmonie de la Néhe, l'histoire locale l'animait également, tout comme la peinture, l'écriture ou le dessin. De « multiples facettes » saluées par Jean-Pierre Dufau, le député-maire de Capbreton : « Je n'oublierai jamais son sourire quand il guettait votre réaction en vous tendant un papier sur lequel il avait griffonné un dessin humoristique. Toujours drôle, jamais vulgaire. » Jean-Marie Duten était entré au journal « Sud Ouest » comme correspondant en 1998. Ancien instituteur, devenu psychologue scolaire, il gardait une affection toute particulière pour le gascon. « Une langue qu'il écrivait et parlait comme personne », se rappelle Jean-Pierre Dufau. Jean-Marie Duten a été incinéré à l'issue de la cérémonie. « Sud Ouest » présente à son épouse Liliane et à ses enfants ses sincères condoléances. Auteur : J. D Sud-Ouest du jeudi 04 mars 2010 |
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