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 JOURNEE COMMEMORATIVE DU 27 MARS 1944

 

 Plaque comm�morative de la journ�e du 27 mars 1944.

 

Gr�ce � la d�termination de M. Eric Dupr�, responsable du club  MARS de plong�e � Le m�rou basque �, Capbreton a v�cu le 27 mars 2004 une journ�e qui comptera dans son histoire. En effet, sous l'impulsion de ce plongeur, de nombreuses �nergies se sont mobilis�es afin de faire conna�tre un fait de guerre ignor� du grand public : le crash d'un bombardier B24 am�ricain, � un mile devant la plage de Capbreton, faisant six victimes, quatre aviateurs �tant sauv�s par les p�cheurs locaux.

Rappel des faits :

Les arm�es allemandes sont � la peine, que ce soit sur terre, sur mer ou dans le ciel.

Les forces alli�es, voulant donner un signal fort � la R�sistance fran�aise, mais aussi tromper la vigilance ennemie en faisant croire � la pr�paration d'un d�barquement sur les c�tes atlantiques, d�cident une attaque simultan�e des bases et a�roports de ces r�gions. Le 20 mars 1944, la BBC distille sur ses ondes un message � l'adresse de la France combattante en ces termes : �  Les violettes de Parme fleuriront �. Biarritz?Parme fait partie des objectifs.

Une semaine plus tard, le 27 mars 1944, le bombardement est effectif, et un d�luge de bombes s'abat sur Saint Jean d'Ang�ly, La Rochelle/La Leu, Chartres, Tours, Cayeux, Bordeaux/M�rignac, Cazaux, Mont?de?Marsan, Pau/Pont?Long, Biarritz, dans le cadre de la mission n� 282.
Quelques sept cent un bombardiers de l'US Air Force, B?17 ( forteresses volantes), B?24 Lib�rator, du 458th BG et du 466th BG de la 8�me Force a�rienne des Etats-Unis, appuy�s par neuf cent soixante chasseurs P?38s, P?47s, P?51s participent � l'op�ration.

Au retour, 3 B?17, 5 B?24, 2 P?38, 5 P?47 et 3 P?51 seront port�s manquants, ainsi que 71 aviateurs. Il faudra d�plorer la mort de quatre vingt dix civils � Biarritz, quarante et un � Anglet, douze � Mont de Marsan, trois � Cazaux, alors qu'� Pau, compte tenu de l'�loignement de l'a�roport, il n'y aura pas de victimes.

Le B?24 de Capbreton :

Parmi les avions qui ne rentrent pas � leur base, en Angleterre, figure le bombardier B?24  42?109836  matricule 3590, tomb� � Capbreton. Il appartient au 66th escadron du 44th BG ( Bombarder Group) , bas� � Shipdam, station n�15, depuis octobre 1942, command� par le colonel Fr�d�rik R.Dent.                                                                                                                             
L'�quipage est compos� :

? du pilote, le 1st lieutenant Richard E.Harleman, matricule 0.799767, originaire de Pensylvanie.
? du co?pilote, le 1st lieutenant Johnson Melvin, matricule 0.749695, originaire de l'Utah.
? du 1st lieutenant navigateur William Cobane, matricule 0.735857, originaire du Michigan.
? du 2th lieutenant bombardier Paul Baum, matricule 0.685420, originaire de l'Ohio.
? du Staff sergeant radio op�rateur Lawyer Donald, matricule 33244873, originaire de Pensylvanie.
? du Staff sergeant canonnier de la tourelle ventrale Wood  Fred  D, matricule 13119193, originaire de Virginie.
? du Staff sergeant  James Crane, canonnier droit.
? du sergeant  Joseph G Benoit, canonnier gauche.
? Du sergeant Lee H Fields, canonnier de la tourelle sup�rieure
? Du sergeant  John P�tricevich, canonnier de queue.

Le B?24 et son �quipage, participent avec succ�s au bombardement de la base de Mont de Marsan, depuis une altitude de 10.000 pieds. Malheureusement, apr�s s'�tre d�lest� de ses bombes, notre appareil est atteint, ainsi qu'un autre B?24, par les tirs nourris de la FLAK ( d�fense anti?a�rienne allemande). L'extr�mit� d'une aile est emport�e, et le moteur n�4 prend feu. Il est 14 h 38. Richard E Harleman  le pilote se voyant dans l'impossibilit� de rejoindre sa base anglaise, d�cide de gagner l'Espagne, plus proche, et neutre. Il abandonne sa formation, tout en r�duisant son altitude, et quand il atteint la mer au niveau de Capbreton, il est si bas qu'il devient une proie facile pour les canons de 75mm de la FLAK c�ti�re install�e dans les blockaus.

Durement touch�, l'appareil s'�crase � deux miles et demi du rivage. Le contact avec l'eau est si violent que le B?24 se casse en deux, �jectant la moiti� des occupants, surtout les canonniers. Ainsi, les sergeants James Crane, Lee H Fields, John P�tricevich, Joseph G Benoit (dont l'origine est fran�aise) et le lieutenant Paul F Baum,  les cinq plus ou moins bless�s, peuvent encore esp�rer.  Les navigants, quant � eux sombrent avec la carlingue de l'avion. Voil� ce que l'on peut dire, apr�s le magnifique travail de recherche effectu� par Eric Dupr�, pour la partie militaire officielle. Reste � conna�tre le r�le jou� ce 27 mars 1944, par les intervenants capbretonnais.

Intervention des p�cheurs capbretonnais :

Il faut admettre que si les informations recueillies sont assez abondantes, il faut �tre tr�s prudent quant � leur exploitation. En effet, les nombreux r�cits ne concordent pas toujours. Les interpr�tations des faits nous prouvent que l'imagination des Capbretonnais a le m�rite d'avoir bien fonctionn�. Les acteurs de ce drame en mer ont tous disparu. Ne subsiste que quelques t�moins visuels � terre, comme Th�r�se Lacaule, la s?ur des fameux p�cheurs Jeannot et Jules. Elle raconte comment son p�re a r�cup�r� une �chelle, pour transporter les  deux aviateurs bless�s depuis le bateau � Intr�pide � d'Eug�ne Lasmaries, qui les avait rep�ch�s, jusqu'au v�hicule des Allemands qui les attendaient sur le quai.

On sait aussi, que le � Laure?Ja �, appartenant � Louis Cazobon, dont le nouveau patron depuis le 23 mars 1944 s'appelle Henri Dupey ( p�re de Jean, Georges et Roger), est sur les lieux. A son bord, il y a aussi Louis Hourcade, et, peut?�tre, Jacques Lafitte qui, quelques ann�es plus tard, contera l'�v�nement dans le manuscrit d'un ouvrage en cours, dont Maurice Carri�re dans l' �Histoire de Capbreton�, semble s'�tre inspir�. Mais, contrairement � ce que mentionne Carri�re, il n'y a pas sept rescap�s, et encore moins cinq sur le � Laure?Ja �.

En effet, et cela est confirm� par Joseph Benoit, seul survivant connu ? le sergeant P�tricevich ne s'�tant pas manifest� depuis sa d�portation en Allemagne, on ignore s'il est toujours en vie ou bien d�c�d�? il n'y avait que quatre rescap�s. Un cinqui�me, Paul F. Baum, nagea bien quelques instants aupr�s de Joseph Benoit, mais, trop atteint,  il coula rapidement. La mer rejeta son cadavre le lendemain sur la plage, o� les Allemands le ramass�rent Il comptait sept impacts de balles. Sa d�pouille repose au cimeti�re am�ricain de Draguignan  ( C?9?18?RH).

Ce sont donc quatre survivants, que les Capbretonnais ram�nent � terre, � bord de leurs fr�les embarcations. L' � Intr�pide � a un moteur Couach de 7.5 CV, le � Laure?Ja � un moteur Eyquem de 15 CV. Cela suffit pour rendre espoir � John P�tricevich, l�g�rement bless�, tout comme James Crane, alors que Lee Fields (br�l�) et Joseph Benoit (jambe cass�e) sont plus touch�s, mais tous vivants. Comme il fallait s'en douter, le comit� d'accueil est bien l�. Les Allemands prennent possession des rescap�s, pour les conduire � Hossegor, dans la villa � Adalga �, route du Golf, appartenant au Baron Le Lasseur, et transform�e en clinique pour le compte du docteur Touya  jusqu'en ao�t 1944, afin de leur donner les premiers soins, puis � l'h�pital de Dax. Le moins bless�, P�tricevich, est dirig� en tant que prisonnier vers l'Allemagne. Benoit voit sa jambe cass�e pl�tr�e par un m�decin allemand, dans un h�pital parisien o� il a �t� envoy�, avant de rejoindre les h�pitaux allemands de Obermasfeld, puis Meinningen. Ensuite c'est au Stalag Luft IV qu'il sera affect�, et que les Russes le lib�reront, lui permettant de retrouver son compagnon d'infortune Lee Fields, avec lequel il sera rapatri� aux Etats-Unis.

Voil� quel fut le r�le de nos braves p�cheurs capbretonnais, et qui justifie, qu'en 2004, une journ�e pour se souvenir, soit marqu�e par l'apposition d'une plaque comm�morative, � la capitainerie du port.

 
Comment en est?on arriv� l� ? Le plongeon dans l'Histoire de M. Eric Dupr�.

Cet animateur de l'�cole de plong�e subaquatique � Le M�rou basque �, � qui revient l'initiative de cette comm�moration, s'est livr� � un travail de recherche concernant ce drame, en relation directe avec son activit�. Ce passionn� de plong�e, au travers de la Cellule de Recherche des Epaves de Gascogne, est en qu�te de nouveaux sites d'explorations, et donc de ces drames qui jalonnent notre Histoire  r�gionale.

Ainsi, il prit connaissance du crash du B?24, et se rendit sur les lieux. Lieux qui avaient �t� identifi�s, en 1974, � la faveur d'un incident mat�riel de p�che, le chalut du bateau de Pantxoa Gauyat �tant coinc� dans une croche inconnue. Il est fait appel � la vedette de gendarmerie de Capbreton, et plus pr�cis�ment, aux plongeurs Marc Gagino et Fran�ois Frantz. Ceux?ci, rapidement sur zone, �quip�s de leurs bouteilles, se laissent glisser le long des c�bles d'acier qui tractent la poche du chalut, jusqu'� cette derni�re. L�, �tonnement, ils d�couvrent l'aile d'un avion, avec son train d'atterrissage et le chalut accroch� � celui?ci, � une profondeur de 36 m�tres. Plus loin, g�t une partie de la carlingue. Les indices recueillis montrent qu'il s'agit bel et bien, de l'avion abattu par les Allemands le 27 mars 1944. Pour eux, la d�couverte est de taille.

Renseignements  pris, un ancien p�cheur capbretonnais Claude Debert m'a confi� qu'en 1969, alors qu'il �tait embarqu� sur le chalutier � Aigle des mers �, il avait v�cu le m�me incident, et avait �t� appel� � plonger avec un autre marin, Pantxoa Lafitte pour d�gager le chalut immobilis� � la m�me profondeur. Il aurait donc fait la m�me d�couverte, une partie de la carlingue �tant encore visible et infest�e de congres et homards (selon ses dires). Il avait cru d'abord apercevoir l'�pave d'un sous?marin, en voyant la forme ensabl�e, avant d'identifier ce qui bloquait le chalut : un moteur sur un bout d'aile. Seule suite, l'inscription de l'�pave sur le livre de bord. Il faut dire que dans les ann�es 1960, les armateurs faisaient faire des stages de plong�e aux jeunes marins pour justement solutionner ces probl�mes de croches, mais aussi pour remplacer les anodes sur les coques m�talliques des bateaux, tous les 25 jours � leur retour de Dakar. C'est comme cela que Claude Debert, son dipl�me en poche, a pu plonger avec ses bouteilles sur l'�pave du B24.

 

La journ�e comm�morative du 27 mars 2004

9 h30. Une certaine effervescence r�gne sur le port. Des gens se d�m�nent dans tous les sens, les uns en civil, d'autres en tenue, mais rien de bien pr�cis. En fait, l'organisation de cette journ�e s'est n�goci�e par t�l�phone, et les intervenants ne se connaissent pas. Heureusement que le site est modeste et la Capitainerie bien identifiable. En en faisant le tour, les participants ont t�t fait de se croiser donc de se retrouver.

Une fois tout ce beau monde r�uni, direction le ponton B , le ponton d'accueil du port, sous la houlette du ma�tre de c�r�monie, en l'occurrence Philippe Bouvet pr�sident de l'Union  Nautique du Port de Capbreton ( UNPC). Ce dernier a sollicit� ses adh�rents pour la mise � disposition de belles unit�s afin d'embarquer les personnalit�s pour la traditionnelle sortie en mer, et le non moins rituel jet de la gerbe de fleurs en m�moire des marins disparus.

Le � Titus � de Jean.Pierre Lefort, le �  Patacayre � de Jean Lavignasse ( le doyen), l'  � Om�ga � de Jean Claude Bardet, le � Lagagnon � de Louis Tauzin, le � Kymath�a � de Willy Bordessoulle, le � Narval � de Jean Claude Lafourcade, et mon � Friendship � ont r�pondu pr�sent pour cette noble cause. La SNSM et le � Saint-Nicolas � bouclant le chapitre embarcations.

Le � Titus �(J-P Lefort) fait office de navire amiral. Montent � son bord, toujours driv�s par Philippe Bouvet, le colonel Cl�ment (officier de r�serve adjoint base a�rienne de Mont de Marsan), les lieutenants de vaisseau Gervers et Vinel, pour la partie militaire. C�t� civil, on note la pr�sence du d�put� maire Jean-Pierre Dufau, des adjoints Jean Jacques Anglade et Jean Claude Puyau, d'Eric Dupr� l'instigateur de cette comm�moration, sans oublier le � clairon � Jean Jos� Verg�s pour les sonneries officielles. Je demande � l'abb� Devert s'il d�sire embarquer mais il d�cline l'invitation doutant de sa capacit� � supporter l'�preuve vu son �ge.


                           
Embarquement des personnalit�s


Le convoi quitte le quai, empruntant le sillage de la vedette de sauvetage sous un soleil radieux et dans un oc�an complaisant, pour gagner le large et le lieu du drame du 27 mars1944.
L�, les diff�rentes unit�s sont convi�es � former un cercle autour du � Titus �avant le traditionnel jet de la gerbe. En grand habitu�, Philippe Bouvet le ma�tre de c�r�monie dirige la man?uvre. Jos� porte alors le clairon � ses l�vres pour la sonnerie aux morts avec le salut et l'instant de recueillement. Moment intense o� vous reviennent en m�moire ces �pisodes dramatiques de notre histoire et o� chacun se doit d'honorer le sacrifice des anciens.

 

 

Gerbe pour les disparus

Retour sans histoires, chacun pouvant contempler la c�te sous son aspect printanier dont seules les cannes des p�cheurs viennent rompre par endroits l'inexorable monotonie.
N'ayant aucune victime de mal de mer � d�plorer, le protocole pr�voit de poursuivre � terre le programme que l'on d�couvre et met en ?uvre au coup par coup. Ainsi, nous sommes invit�s � nous rassembler autour de la st�le aux �vad�s de France, proche de la Capitainerie, sur laquelle sera appos�e de fa�on provisoire la plaque comm�morative de la journ�e du 27 mars 1944. La plaque aura sa place d�finitive sur la nouvelle Capitainerie dont les travaux commenceront fin 2004.

Le commandant Fi�vet prend le relais pour la partie militaire, aid� en cela par Bernard Peyrucain, pr�sident de la section locale des anciens combattants. Huit porte-drapeaux sont l�, impassibles, attendant que les diverses personnalit�s qui �taient en mer prennent place. D'autres, telles que Pierre No�l, pr�sident de l'Ammac, Michel Gran�on des anciens combattants, Jean Marc Barr�re, David et S�bastien Wadoux, Patrick Billy, Dominique Contis et Fabrice Dumont , pour la SNSM. De nombreux conseillers municipaux apportent leur caution � cet �v�nement. On note la pr�sence de Roger et Jean Dupey, fils de Henry Dupey , patron depuis quatre jours seulement du � Laure-Ja � au moment des faits qui recueillit deux des quatre aviateurs rescap�s. Signalons aussi Th�r�se Lacaule qui assista en compagnie de son p�re au d�barquement des deux aviateurs ramen�s par l'  � Intr�pide �.

 


Historique du 27 mars 1944 par Jean  Lartigue


J'avais �t� sollicit� par l'instigateur de cette journ�e pour faire un bref  historique de ce qui s'�tait pass� au large de Capbreton ce 27 mars 1944. Je m'acquitte donc de ce rappel � l'adresse du public, en gommant au passage quelques erreurs colport�es depuis lors quant au d�roulement des faits, enlevant du piment � certaines interpr�tations. Rigueur historique oblige !
Puis le commandant Fi�vet reprend les choses en mains pour rendre les honneurs militaires. La plaque comm�morative est d�voil�e par le gendarme Marc Gagino, revenu sp�cialement de Dakar, et qui avait eu l'occasion de plonger sur l'�pave de l'avion B24, le filet d'un chalutier s'�tant pris dessus. L'abb� Michel Devert peut alors proc�der � sa b�n�diction.

 

 L'abb� Michel Devert et Marc Gagino

 

Nouveau d�p�t de gerbe par le d�put� maire et le commandant de la base de Mont de Marsan. Moment d'intense �motion et de recueillement alors que les drapeaux s'inclinent pour saluer la m�moire des disparus. Aux m�ts, les drapeaux am�ricains, fran�ais et europ�ens battent � l'unisson sous l'action conjugu�e du vent d'est et celui de l'Histoire.

                                    

        
                 J-P  Dufau et le colonel Cl�ment vont d�poser la gerbe

 

 

Salut des drapeaux

 

La conclusion revient � Jean Pierre Dufau qui rappelle  qu'en ces p�riodes difficiles de tension, les Etats Unis n'en demeurent pas moins nos alli�s privil�gi�s, et nos deux peuples, amis.

 


    

     Jean-Pierre Dufau               

Jean Lartigue

 

Monsieur Michel Mallet s'est d�plac� � Draguignan o� se trouve la tombe du lieutenant Paul E. Baum et il  a ramen� les photos suivantes :

 


 



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