cote sud memoire vive



 

� CABARRUS Une rue de Capbreton porte ce nom �

  NOTA : Cette rue qui honore une c�l�bre famille doit bien porter le nom de CABARRUS et non Gabarus,  comme le signale la plaque de ladite rue !

 

L E S   C A B A R R U S

 

 

 

De gueules, au chevron d'or, accompagn�. de 2 �toiles d'argent, en chef, et d'une ancre de m�me en pointe.

 

 

 

 

 

 

D'ou vient le nom Cabarrus et que signifie-t-il?  Les livres de toponymie indique pour Gabarrus le nom du Gave de Pau.

Il existe de multiples d�formations de Cabarrus ou Gabarus, en "eus" ou en "ous" et on en trouve effectivement beaucoup pr�s d'Oloron, dans le Bearn.

Cependant les Cabarrus capbretonnais disaient venir de la Navarre Espagnole. C'est aussi ce qui est indiqu� sur leur acte d'anoblissement. On peut se demander si l'on peut-on attacher une foi absolue aux actes de notori�t� fournis pour la circonstance et qui pouvaient �tre des d�clarations de complaisance.

On trouve dans "Histoire et navigation � Bordeaux" un Algydisa II Caberutz (= Cabarrus ) cit� en 1308  comme anc�tre des baleiniers .

D'autre part, Mme Cervera-Marzal, sp�cialiste des �tudes g�n�alogiques en Espagne, localise effectvement l'origine des Cabarrus, au XVI� si�cle, dans une r�gion de la Navarre Espagnole, tr�s exactement � Biel o� une communaut� juive �tait tr�s prosp�re et plus riche, disait-on, que tous les chanoines de Bayonne r�unis ! Il y court aussi une expression pittoresque, en �cho � notre "riche comme Cr�sus" et c'est "riche comme Cabarrus".

Il est s�r que, lorsque la famille Cabarrus apparait dans les archives de Capbreton � la fin du XVI� ou au d�but du 17�si�cle, elle para�t ais�e et prend tout de suite une implantation sociale et des responsabilit�s dans la paroisse.

I -Le premier Cabarrus connu � Capbreton se pr�nomme Jehan, C'est un  militaire, un capitaine charg� d'entra�ner les gardes gramontoises casern�es au Ch�teau Vieux � Bayonne. Il habite au lieu-dit Tosse � Bayonne. En 1602 il �pouse Delle.Gracieuse Campet, dite Gracie, issue d'une famille de marins. Gracie Campet  �tait  orpheline de p�re. Sa m�re est d�c�d�e 4 ans avant son mariage et elle-m�me va mourir assez vite et sans post�rit� (peut-�tre en couches ?), et sera enterr�e dans l'�glise en 1598.  Veuf, Jean se remarie � Bayonne avec Dlle Jeanne D'Artigues une "recuisson", (terme local pour qualifier les femmes ou enfants des officiers � la Monnaie). Jehan d�c�dera en 1618.

C'est de ce couple que descend toute la post�rit� connue � ce jour et leurs enfants naitront � Capbreton. 

 

II - Son fils Bernard CABARRUS, premier marin d'une longue lign�e, inaugure la liste des fins tragiques puisque il est pr�sum� mort en mer avant 1673. Il est dit aussi marchand et bourgeois de Capbreton. 

En tant que "magistrat de Capbreton", c'est � dire jurat, Bernard prend part aux d�cisions de la Commune.

Dans plusieurs actes il sera parrain : du fils de Jean de Veyres, avocat � la Cour de Capbreton, par exemple.
Il aura aussi l'occasion de recevoir des h�tes �minents , par exemple, le Gouverneur de Gramont, re�u � Capbreton "avec femme et enfants". Comme dans toute r�ception capbretonnaise digne de ce nom, on fait couler ce bon vin qui fait la r�putation de la commune,  "le Vin de Sable". La d�gustation f�t appr�ci�e sans doute puisque, en retour, le Gouverneur de Gramont accorde aux Capbretonnais "la gratuit� au droit de planter des vignes".
Le vignoble qui s'�tendait d�ja sur la plaine de Bouret �tait important et va encore prendre de l'extension. Entre autres avantages, cette culture permet de "fixer les dunes mouvantes".
Jusqu'en 1578, l'Adour, au gr� des temp�tes et des mouvements du sable avait plusieurs possibilit�s de sortie sur la mer. Au cours du temps elle choisit Capbreton, Boucau, ou bien Port d'Albret. Une d�cision politique va d�tourner le fleuve et cr�er un canal vers Bayonne pour essayer d' endiguer l'Adour . Mais les r�gles �l�mentaires de l'�cologie n'�tant pas respect�es, l'Adour tend � revenir vers son lit original. Les dunes qui bougent � chaque temp�te cr�ent des zones de stagnation des eaux jusque dans le village o� elles ont beaucoup de mal � s'�couler et se corrompent.

Aussi, Capbreton est, de fa�on end�mique, mena�� d'�pid�mies. Comme les autres, des femmes et des enfants Cabarrus en seront d'ailleurs victimes.

On comprend l'importance des vignobles destines � fixer les vignes et �  permettre un �coulement des eaux stabilis�. Pourtant, en 1635, la situation deviendra  de  nouveau catastrophique. Il faut demander � Bayonne la permission "d'ouvrir les sables devant la chapelle de Bouret", la chapelle des Chevaliers de Malte, "pour faire �couler les eaux qui croupissent".
Cabarrus et les autres jurats vont en d�lib�rer dans la chambre du clocher de l'�glise

Bernard a �pous� vers 1640 Jeanne de (S)CHERTE.
         Ils auront 9 enfants dont Barthelemy, Etienne et Bernard.                .

 


III 1. Barthelemy n� 13 mars 1681, est d�c�d� � Bayonne le 3 novembre 1733. Corsaire du Roi, il fait une supplique pour demander l'exemption du service de la garde quand il revient sur la terre ferme. "Je n'ai � mon domicile, dit- il, que 2 mois de r�sidence par an". Tout le reste de l'ann�e il est en mer sur des navires de p�che, marchands ou au service du roi

C'est lui qui, 40 ans plus tard, vers 1720 environ, va marquer de son nom le territoire Canadien. Il baptisera Cabarrus un morceau de la c�te du territoire de l'�le du Cap-Breton, en Nouvelle-Ecosse, au large de l'embouchure du Saint-Laurent. Il y a maintenant l� bas un lac, une baie et un petit port de p�che qui portent tous le nom de Cabarrus, devenu Gabarus. 

                 L'acte d'anoblissement que Louis XVI donnera � la famille en 1789 stipule bien que Barthelemy a laiss� son nom � ce coin de terre. Mais l'a-t'il fait seulement en vertu de ses propres m�rites ou plut�t en souvenir d'un de ses anc�tres qui avait donn� � sa d�couverte le nom de sa ville natale. Les Capbretonnais r�p�tent une l�gende tenace qui veut que ce soient des Cabretonnais, dont un Cabarrus qui aient d�couvert les terres lointaines de l'Amerique, des "terres neuves" lors d'une chasse � la baleine. Ils auraient baptis� l'ile ainsi d�couverte du nom de leur port d'attache: Ile de Capbreton....bien sur avant que Christophe Colomb ne touch�t le sol de l'Am�rique.
Et cette belle histoire est tout � fait vraisemblable. On sait que lorsque Cabot d�couvrit cette partie de l'Am�rique il trouva des lieux d�j� baptis�s dont CapBreton qui figure en toute lettres sur la carte qu'il a �tablie. L'universit� de Moncton signale �galement que le nom du Cap-Breton est le plus ancien nom fran�ais que l'on trouve sur le territoire am�ricain. Ce qui accr�dite le r�cit.
Barthelemy, fera une supplique pour demander l'exemption du service de la garde quand il revient sur la terre ferme. "Je n'ai � mon domicile, dit- il, que 2 mois de r�sidence par an". Tout le reste de l'ann�e il est en mer sur des navires de p�che, marchands ou au service du roi .
Il a �pous� le 14 janvier 1674 � Capbreton  Marie  Pinsolle , dite Marianne, fille du marin Martin Pinsolle. Ils ont eu 17 enfants, dont 13 seront encore en vie lorsque Barth�lemy meurt ...en mer...en 1689. On trouve le rappel des ses honneurs fun�bres sur les plaques de l'�glise.

De son union naquirent seize enfants, parmi lesquels :
1. - Dominique Cabarrus, qui suit, V. .
2. - Dominique Denis Cabarrus, auteur de la branche cadette qui suivra.
3. - L�on Cabarrus, n� en 1719, membre de la Loge � L'Amiti� � � l'Orient de Bayonne.


et sept enfants d�c�d�s en bas �ge ou de destin�e inconnue :
4. - Bertrand, n� le 1"' f�vrier 1708.
5. - Marie, n�e en 1711.   = jeune
6. - Jean-Baptiste, n� le 3 octobre 1712.
7. - Catherine, n�e en 1713. = 12 ans
8. - Autre Catherine, n�e en 1715.
9. - Pierre-Etienne, n� en 1717.
10. - Catherine, n�e le 3 novembre 1720.

(les autres d�c�d�rent tr�s jeunes ou � la naissance)

 


III. 2 - Bertrand CABARRUS, capitaine de navire, premier jurat de Capbreton, y d�c�d� le 14 avril 1714, a �pous�, le 22 janvier 1673, Jeanne Balanqu�, qui d�c�dera � Capbreton le 24 d�cembre 1712, d'o� notamment :
1. - Jeanne, n�e � Capbreton le 13 octobre 1673, qui y �pouse le 25 novembre 1697 Jean Hirigoyen, maire et premier jurat de Biarritz. 
2. - Barth�l�my Cabarrus, qui suit, IV.

 

 

(Sur les plaques de l'�glise de Capbreton : 1680 Bernard DESPAGNET, "tu� d'un coup de canon, sur fr�gate l'Amazone, command�e par Bertrand de CABARRUS, capitaine, dans un combat contre un navire Hollandais").

 

 

IV. - Barth�l�my CABARRUS, 

Barth�l�my est d�c�d� � Bayonne 03.11.1733.

En 1703, � 22 ans, il commandait le � J�sus-Marie-Joseph �.

Il commande un navire de traite � La Concorde de Bayonne �, arm� le 14.02.1709.

 Les trois bans sont publi�s aux prones des messes paroissiales de Bayonne et � Capbreton. � Le cur� leur a donn� � la b�n�diction nuptiale dans les formes pr�sent�es par le Concile de Trente.
Il �tait dit marchand, bourgeois, et capitaine de navire.

1713, commandant � Le Fran�ais �, il d�pose plainte contre Duvert, pilote, pour des avaries caus�es � ce navire (FF 149 1713 AD Pau)
1720 � il ne para�t pas juste que pour 2 mois de r�sidence que le suppliant peut faire dans une ann�e au bout de tant de veilles, de fatigues et de dangers qu'il essuie, il soit accabl� par cette surcharge de guet et de garde. D'autant qu'il a le nombre de dix enfants vivants. (EE 7 6)

Cette ann�e l� va �clater la peste. La mise en quarantaine des bateaux est imp�rative et durera jusqu'en 1723, date � laquelle une action de gr�ces sera c�l�br�e. Il habite alors Capreton .
1722 le 28.05 Il vend des biens pour 6.000 livres � Antoine Duler, capitaine de Navire, �poux de Catherine Cabarrus, habitant Capbreton :
Maisons Cabarrus, Ponteils, Dufour situ�es � Capbreton, la m�tairie Gartat � Saubion, les m�tairies Grans Oustau et Leshosses situ�es � B�nesse, quartier Dousse
Une vigne de 4 arpents dite � Pataticq � � Soorts et un arpent de terre � St Martin de Seignanx
D�s 1723 il ira s'installer � Bayonne en 1723 16 rue de Lagreou, paroisse Notre Dame, avec leurs 12 enfants. Sa femme enceinte accouchera de deux enfants en 1724 (le 15.01 et le 12.12) et mettra leur 17�me enfant au monde en 1727, descendance que l'on ne peut passer sous silence (sauf enfants morts en bas-�ge)

Barthelemy commande en 1723, � Le Charles � de Bayonne.
En 1725 et ann�es suivantes il commande � La Vierge de gr�ce � de Bayonne  150 tonneaux, 18 hommes lorsqu'il part pour l'Ile Royale (acte pass� chez Ma�tre Lesseps 07.05.1726 III E 3806). Il ne poss�dait alors que le quart de son navire (III E 3808). Il en est propri�taire � son d�c�s en 1733.
il est en relation d'affaires continue avec des commer�ants de Louisbourg.
En 1728 1729 Il fait une requ�te au corps de ville sur la n�cessit� d'am�liorer la barre du Boucau


J'ai not� d'autres actes le concernant 24.05.1729: Ref III E 3812, 3814, 1730, M� Lesseps.
En 1733 il ram�ne une prise de course � La Sainte Monique � de Bayonne. C'est son dernier voyage !
Lorsqu'il d�c�de de maladie � Bayonne le 3 novembre 1733, � son domicile, sa maison appel�e � de Fourcade � ou � de Cabarrus), existe toujours.

V. - Dominique Eug�ne CABARRUS, n� � Bayonne le 26 mars 1716 son parrain est Dominique du Galart, notaire royal, demeurant rue de l'argenterie et secr�taire de la ville. Sa marraine est Marie du Hagou, �pouse du Sr.Arnaud de Fourcade. Absente, elle est remplac�e par Delle Marie du Galart.
Il d�c�de � Bayonne, le 9 juin 1799, bourgeois n�gociant et banquier, �chevin de Bayonne, anobli par lettres patentes du roi Louis XVI en avril 1789, co-fondateur des Loges "La Z�l�e" et "Amiti�" � l'orient de Bayonne. Arr�t� comme girondin et d�tenu � Tarbes,(Hautes-Pyr�n�es) du 12 octobre 1793 au 4 octobre 1794.  il a �pous� le 11 janvier 1752 Marie-Anne LALANNE, n�e le il janvier1728,
d'o� six enfants, dont deux d�c�d�s jeunes, et :


1. - Fran�ois Cabarrus, n� � Bayonne le 15 octobre 1752,d�c�d� � S�ville (Espagne) le 27 avril 1810. S'�tablit � Saragosse (Espagne) o� il fit ses �tudes, fonda la banque Saint Charles � Madrid (1782).

 Il fit instituer en 1785  la Cie des Philippines et, fid�le � la tradition familiale, laisse son nom � un �lot des Philippines qui s'appelle Cabarrus. Devenu conseiller des finances,l est naturalis� espagnol en 1789. Il sera ministre pl�nipotentiaire au congr�s de Rastadt (1797), ministre des finances du roi Joseph(1808) apr�s l'avoir �t� du roi Ferdinand VII.

  

Membre de la Grande Loge Ind�pendante d'Espagne, d�nonc� � l'Inquisition, il fut arr�t� en juin 1790 et incarc�r� � La Corogne. Rentr� en gr�ce, il fut cr�� comte, par lettres patentes du roi Charles IV.

 

De son mariage � Valence (Espagne) le 2 octobre 1772 avec Maria Antonia Galabert (d�c�d�e � Paris le 1�'d�cembre 1822) sont n�s :

a) Teresia, la c�l�bre Madame Tallien, surnomm�e Notre-Dame de Thermidor, n�e � Saint-Pierre de Caravenchel de Arriba, pr�s de Madrid, le 31 juillet 1773, d�c�d�e au ch�teau de Chimay (Belgique) le 15 janvier 1835, elle �pouse ;
1) � Paris le 21 f�vrier 1788 Jean-Jacques Devin de Fontenay (1762-1817), conseiller au parlement de Paris, dont elle divor�a � Paris le 25 -avril 1793, d'o� un fils, Antoine Fran�ois Julien Th�odore Denis Ignace (1789-
l8l5). Sans alliance ;
2) � Paris, le 26 d�cembre 1794, Jean Lambert Tallien, d�put�, dont elle divor�a le 3 avril1802

3) � Paris le 9 ao�t 1805,                                  Fran�ois Cabarrus peint par Goya

Fran�ois Joseph Philippede Riquet de Caraman, prince de Chimay.

 

 

  

Sa post�rit�.

b) Th�odore Cabarrus, tu� durant les guerres de la R�volution.
c) Francisco Cabarrus, alli� � Rom Quilti y Cologan, d'o� :

-  Paola, alli�e � Jacques Martinez de la Rosa.

- Dominique, comte de Cabarrus, alli� � Henriette Kirpatrick, qui ont eu une fille Pauline, mari�e � Fernando Angelo ....


2 - Pierre Etienne Cabarrus, qui suit, VI.
3  - Jeanne, n�e � Bayonne le 15 novembre 1754, �pouse le  9 mai 1781 Paul Faurie, maire de Bayonne, d'o� Fran�ois Faurie, n�gociant � Bayonne.
4 - Catherine Martine, n�e � Bayonne le 17 novembre 1759, d�c�d�e le 25 d�cembre 1860 (� 101 ans !), alli�e

1) le 22 novembre 1785 � Jean-Baptiste de Haraneder ;

2) Michel Galart,sans post�rit�.

 

VI. - Pierre Etienne CABARRUS, n� � Bayonne le 19 octobre 1753, directeur de la Chambre de commerce de Bayonne, conseiller g�n�ral des Basses-Pyr�n�es, �pouse le il janvier 1785 Jeanne CABARRUS, sa cousine germaine, fille de Dominique Denis, et d'Anne Guilhem (voir branche cadette). De l� :
1. - Th�odore Cabarrus (1789-1860). Sans post�rit�.

                
 Les 2 autres fr�res du d�couvreur, du moins les plus repr�sentatifs sont Etienne, Corsaire du roi qui aura 11 enfants et Bertrand, corsaire du roi avec 8 enfants, dont 5 d�c�d�s bas �ge. Tous se retrouvent sur les plaques de l'�glise. Celles-ci racontent aussi une canonnade contre un navire hollandais en 1682. Et les archives d�taillent les nombreuses prises sur les navires ennemis.
Son fr�re Etienne meurt � 50 ans, en mer, avec un de ses fils, autre Etienne qui en a 18. Ils p�rissent, nous disent les plaques, sur un vaisseau qui a coul� � fond.
                Toute la p�riode du r�gne de Louis XIV se passe en grandes bataille navales dont nos marins font les frais. L'autre fr�re Bertrand a 76 ans quand il meurt, dans son lit, d'une crise d'apoplexie. Il �tait encore � cet age commandant de navire corsaire. Tous semblent jouir d'une rude sant� en d�pit de leur vie mouvement�e.
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                Revenons aux enfants de Barthelemy,. C'est en 1752 que le 7 eme de ses enfants Dominique "dit l'ain�", pour le diff�rencier de son fr�re Dominique "le jeune" se marie. Il est n� � Capbreton et va fonder une maison de commerce � Bayonne. Un oncle de son �pouse est armateur � Cadix et ceci va permettre aux Cabarrus de cr�er avec l'Espagne des biens et des �changes commerciaux de plus en plus prosp�res . Ces Cabarrus devaient �tre la terreur des mers. Ils en retirent un tel prestige qu'il a                permettre � la famille de se faire anoblir.
Arriv� pratiquement en fin de carri�re a 73 ans et encore officier � cet �ge sur les vaisseaux du
roi, Dominique "l'ain�" et il est anobli par lettre patente de 1789.(14.04.1789 Revue d'aquitaine T.13 1668.69) .Il y est d�clar� noble et �cuyer et ce titre de noblesse est valable pour "lui, ses enfants, post�rit� et descendants n�s et � na�tre"..Il porte des armoiries " � l'�cu de gueules � un chevron d'or, accompagn� en chef de deux �toiles d'argent et en pointe d'une ancre de m�me".   et en pointe d'un m�daillon repr�sentant une Foi avec la l�gende Fides publica, le m�daillon surmont� d'une ancre du troisi�me.
De son c�t� son fr�re Dominique "le jeune", install� � Bordeaux ach�te une charge de Conseiller du roi au Parlement de Toulouse et une maison "noble" � Yvrac, d�s 1780
 Le vin de sable a d� couler une fois de plus pour f�ter les �v�nements et sans doute aussi le vin de Bordeaux puisque les neveux Cabarrus ont des chais et des vignobles r�put�s en Haut M�doc...
                Mais... nous sommes en 1789. Il devient vite plus que hasardeux de faire �tat de ses                titres. La particule disparait prudemment...pour n'�tre reprise que bien plus tard                par des descendants proches de nous.
Dominique Cabarrus "l'ain�" est n�gociant, �chevin, Conseil de la Bourse, Pr�sident de la Chambre de Commerce et m�me cr�ateur des Pompiers de Bayonne. C'est un franc-ma�on convaincu, � l'origine de la premi�re loge bayonnaise "La Z�l�e". Les archives nous le montrent �cumant les mer. On le retrouve en Martinique, en Guadeloupe, en Maryland ou en Virginie, � une �poque o� les bateaux sont arm�s par son fr�re Dominique "le jeune",n armateur et n�gociant, rue Neuve � Bordeaux.
Celui-ci a �pous� � l'�glise St Sulpice du Bernac entre deux mers, la Delle. Anne GUILHEM dont le p�re Arnaud, bourgeois et n�gociant de Bordeaux, poss�de des caf�teries � Saint- Domingue.Dominique l'ain�l deviendra armateur lui-m�me et les deux fr�res sont associ�s de fait. Dans les dossiers de L'Amiraut�, on les voit tr�s souvent se porter mutuellement "caution  bourgoise" et ils sont d�sign�s sous le nom d'adjoints.
Ils armeront ( dit Jaupart l'historien �conomiste de Bayonne ) un total de 14 navires ce qui suppose une envergure commerciale puissante. Leurs bateaux partent vers des destinations diverses mais o� dominent les Antilles et un trafic r�gulier avec Saint-Domingue. L� ils font des essais de traitedes noirs et organisent trois exp�ditions au moins de ce commerce.  Ces op�rations commerciales n�gri�res supposent une assise financi�re plus que confortable car le voyage immobilise les fonds pendant un � deux ans. C'est le principe du "Voyage Triangulaire": on part avec des pacotilles, de la poudre, des armes et de l'eau de vie. Arriv� au Golfe de Guin�e on troque la marchandise contre des noirs qui serviront de main d'oeuvre dans les plantations des Antilles.On repart avec les esclaves noirs et, aux Antilles, on les �change contre de pr�cieuses denr�es coloniales,du caf�, de l'indigo, des bois pr�cieux...qui chargent la cargaison du retour.

Sur le papier les calculs permettent un placement all�chant avec un rendement de 3 � 400%...


                La 1�exp�dition n�gri�re Cabarrus est un fiasco, ou alors une fraude manifeste: bien qu'ayant "une procuration en r�gle assurant que ledit navire va traiter de n�gre � "la cote orientale d'Afrique " pour les amener � St  Domingue, ils y arrivent "sans un seul n�gre". Pour la 2� exp�dition ils transportent 190 noirs: 100 esclaves males, 25 femelles, 40 gar�ons et 25 fillettes. La troisi�me exp�dition est une r�ussite financi�re mais elle se situe en 1790 et la r�volte des esclaves � St Domingue qui �clate en 1791 met fin au n�goce du "bois d'�b�ne".
Dominique de Cabarrus "l'ain�" aura huit enfants dont trois d�c�d�s en bas-�ge. L'un de ses fils, Pierre Etienne, propri�taire � Capbreton, sera d�l�gu� � PARIS par la municipalit� de Bayonne en 1795. L�, pr�sent� et soutenu par son neveu Tallien, il lira � la Convention un rapport concernant la d�portation des Basques intern�s, entre autres, dans l'�glise de Capbreton pendant la Terreur.
L�andro Fernandes Moratin,est secr�taire des Cabarrus � Paris en 1787. Il jouera un grand r�le dans la vie de Goya. Exil� en France, il v�cut � Bordeaux o� il ouvre un coll�ge. Revenu en Espagne sous Joseph Bonaparte, il devient Directeur G�n�ral d'une Biblioth�que.

                 Un autre fils de Dominique "l'ain�" est Fran�ois, le p�re de Th�r�sia, un des plus c�l�bres personnages de la famille. Il a �t� immortalis� par Goya et son portrait tr�ne aujourd'hui au si�ge central de la Banque Nationale d'Espagne dont il fut le fondateur. On peut admirer un autre portrait de lui presque d'�gale valeur , moins connu et tr�s proche de nous, que l'on vient de d�couvrir au mus�e Basque de Bayonne.
Fran�ois est n� � Bayonne le 08.10.1752 Il f�t un enfant assez indomptable. Mis en pension chez les fr�res � Condom, il n'y travaille pas. On le met � Toulouse chez d'autres religieux d'o� il s'enfuit. Il revient dans sa famille et son p�re d�cide de l'envoyer chez un ami commer�ant en Espagne, Dominique Antoine Galabert, pour parfaire son �tude de la langue et y faire l'apprentissage du commerce.
                La premi�re pr�occupation de notre Fran�ois, jeune homme assez exalt� de 18 ans, sera d'enlever la jeune fille de la maison, la  jeune Marie Antoinette Galabert, qui                en a 14 !!!
A la stup�faction des 2 familles, ils vont se marier, les lois espagnoles �tant plus lib�rales que les n�tres � ce sujet mais aucun membre des 2 familles n'assistera � la c�r�monie du 02.12.1772 � Valence. Tout s'arrange cependant et le beau-p�re de Fran�ois le met � la t�te d'une savonnerie � Caravanchel dont il s'occupera de 1772 � 1779.. Tr�s vite, il dit avoir davantage l'�toffe d'un financier que d'un fabriquant de savon et, avec l'aide d'un pr�t de son cousin Batbedat il ouvre un �tablissement de cr�dit qu'il appelle "Banque Saint Charles".Il a fait, auparavant un voyage � Amsterdam o� il a �tudi� le m�canisme des banques d'�tat.
                Il y innove un syst�me de billet de banque original, renouvelable chaque ann�e et portant inter�t au dernier porteur. Il obtient un  succ�s et est amen� � pr�ter de l'argent au Roi d'Espagne. Celui ci a d'�normes difficult�s financi�res parce que, comme la France, l'Espagne s'�puise en op�rations militaires pour aider la guerre d'Ind�pendance des Etats- Unis. Ainsi se cr�e une Banque de Madrid, approuv�e par Charles IV, la Banque Saint Charles. Puis il cr�e la Banque Nationale d'Espagne dont il sera le directeur, aid� par les fonds de sa correspondante en France: la banque Le Couteulx. Il confie � tous les autres Cabarrus : ceux de Capbreton, ceux de Bayonne ou de Bordeaux des prospectus � distribuer, indiquant les n�gociants autoris�s � recevoir les souscriptions � l'�tranger. Ces n�gociants seront �videmment les Cabarrus. Il devient grand d'Espagne et Comte � la suite de l'anoblissement de son p�re et est nomm� ministre des finances d'Espagne sous le roi Joseph, ami de sa cousine Th�r�sia.
                Puis Fran�ois a quelques difficult�s avec Mirabeau qui l'accuse de se livrer � l'agiotage et ce sera sans doute aussi une des raisons pour laquelle les Cabarrus auront tous maille � partir avec les autorit�s au moment de la R�volution. Le p�re de Fran�ois, Dominique l'ain� sera incarc�r� � Tarbes pendant 1 an, a 77 ans
. Sa femme doit payer aussit�t les frais d'arrestation de 350 livres avant d'�tre elle-m�me assign�e � r�sidence avec sa belle fille Mais, apr�s le revirement de Thermidor dont Th�r�sia Cabarrus sera un des �l�ments moteurs, tous rentreront dans leurs biens avec l'intervention de leur cousinTallien, jusqu'aux petites cuill�res en argent des petits fils de Dominique le Jeune, � Bordeaux....
                Mais nous sommes en 1772 lorsque Fran�ois se marie, c'est � dire loin encore des troubles r�volutionnaires. Fran�ois Cabarrus est peu � peu introduit dans la haute soci�t�
espagnole. Il habite le ch�teau de Caravanchel pr�s de Madrid o� il installe son �pouse qui stup�fie tout le monde par les frivolit�s de ses toilettes tapageuses ( Th�r�sia aura de qui tenir).
                Comme d'autre part sa jeune �pouse a trop souvent des r�parties consternantes, elle  se d�couvre finalement assez difficile � sortir dans le monde. Le couple solutionnera ses probl�mes en se s�parant rapidement, de fait.
Fran�ois a trouv� un protecteur en la personne du roi d'Espagne Charles III qui donne le titre de comte � Fran�ois, nationalis� Espagnol bien que conservant des propri�t�s en France: � Doasit, � Pey et � Capbreton.
Malheureusement le monarque meurt en 1788. Une cabale s'acharne contre Fran�ois. L'Inquisition l'accuse de tous les p�ch�s capitaux et surtout d'�tre franc-ma�on. Il passera 3 ans en prison.
Revenu en gr�ce et r�habilit� solennellement, Fran�ois pourra se venger des Inquisiteurs en faisant de leurs locaux dont ils ont �t� chass�s le si�ge de la Grande Loge
                Il sera naturalis� espagnol mais continuera � faire de fr�quents s�jours en FRANCE et il repr�sentera m�me la France au congr�s de RASTTAT, ce qui donnera lieu � des jalousies et � des critiques... Il mourra le 27.04.1810 � S�ville
                 Il a eu quatre enfants dont un mort en bas-�ge et une petite fille Th�r�sia. La naissance de celle ci se passe dans des circonstances  peu communes: Sa m�re, �cervel�e et arriv�e au dernier terme de sa grossesse est en train de virevolter en Juillet 1773 au bal de l'Ambassade de France, malgr� l'interdiction  de son �poux � qui elle donne d�cid�ment bien du fil � retordre. Elle n'a pas le temps de regagner son ch�teau et accouche, assure la petite histoire, dans l'antichambre de l'Ambassade de France � Madrid alors que l'acte de naissance du b�b� est r�dig� � Saint Pierre de Caravanchel de Arriba.
                Enfant, Th�r�sia vient Bordeaux, � Bayonne, � Capbreton o� un de ses oncles est associ� dans les affaires de son p�re.
                On l'am�ne � Paris pour parfaire son �ducation. Elle y apprendra entre autres le                 dessin et la peinture chez Mme VIGEE-LEBRUN. Il n'est pas impossible qu'elle y ait                 rencontr� Tallien comme le disent certaines de ses bibiographies.
Quand elle arrive � Paris avec ses deux fr�res, elle a un peu plus de 12 ans. Jules Bertrand la d�crit ainsi : "grande, �lanc�e, souple comme un jonc, elle a un port de t�te superbe, une physionomie
d�gag�e, un air altier qu'elle a emprunt� � ses anc�tres les conquistadors". Th�r�sia va savoir tr�s vite jouer de ses atouts et de ses charmes et, sans doute pour la calmer un peu et pour �viter les scandales, on lui fait �pouser Jean Jacques DEVIN qui se fait appeler de Fontenay depuis que son p�re y a  acquis une propri�t�.
Son passeport le dit de taille moyenne, maigre, roux, marqu� de la petite v�role. Il a 26 ans lorsqu'on le marie avec cette exub�rante fillette de 14 ans en 1788. Lui s'est install� dans une vie de libertin o� Ther�sia n'entrera pas. Les charmes personnels de l'heureux �lu se composent d'un titre de Marquis, du ch�teau de Fontenay aux Roses que poss�de son p�re et de sa charge de conseiller au parlement.
Pour expliquer ce choix on ne peut plus inassorti, il faut savoir que la grand m�re du marquis �tait une Le Coulteux, famille de riches banquiers avec lesquels le p�re de Th�r�sia est en �troite liaison pour ses affaires. C'est chez eux qu'il envoie sa famille � leur arriv�e � Paris et l� que s'est d�cid� le mariage.
                De cette union va na�tre Antoine Th�odore de Fontenay. Le surlendemain de sa naissance c'est la r�union des Etats G�n�raux et, en juin, la suppression des titres et armoiries. Th�r�sia a 16 ans et elle n'est plus que la ci-devant Marquise de Fontenay. Le divorce sera prononc� le 5.4.1793 alors que le mari qui a repris son nom de roture et un titre de cultivateur s'embarque pour la Martinique,...? mari�e en Espagne selon les lois du pays... devenu suspect pour s'�tre "emmarquis�". Leur mariage aura dur� 5 ans.
                Suspecte elle aussi Th�r�sia va se r�fugier � Bordeaux chez ses fr�res. Eux partent pour l'Espagne mais elle ne peut les y rejoindre car, sans doute sur d�nonciation, elle est incarc�r� � Bordeaux. Elle y sera d�livr�e par un Monsieur qu'elle avait connu � Paris, chez Mme VIGEE-Lebrun peut-�tre, et qu'elle fait appeler dans son cachot: Tallien.
                 Il la d�livre et elle devient sa ma�tresse. Quand Robespierre apprend la liaison de Tallien avec cette femme a qui l'on pr�te d�j� beaucoup d'aventures galantes, il consid�re que c'est une conduite r�pr�hensile et il rappelle Tallien qui remonte � Paris, � regret.                

Elle pense � regagner l'Espagne, cherche de l'aide � Capbreton. Mais les Cabarrus Capbretonnais, eux aussi sur la liste des �migr�s, r�sident maintenant en Espagne.

                Elle fait l'erreur de remonter sur la capitale, sans doute pour rejoindre son protecteur.

Son passeport dit : Taille 5 pieds 2 pouces, cheveux noirs, yeux bruns, sourcils clairs, bouche petite, menton rond, front et nez bien faits, visage blanc et joli. C'est ien la preuve qu'elle ne passe pas inaper�ue.

Arr�t�e et jet�e � nouveau dans un cachot, elle est condamn�e � l'�chafaud .

             Elle a 20 ans et elle ne veut pas mourir. Affol�e, terroris�e, elle �crit en toute h�te un billet d�sesp�r� � son amant. Celui-ci est fou de chagrin et il crant aussi pour lui-m�me. Il va prendre tous les risques pour la sauver. Appuyant l'action souterraine de Fouch� il s'en va sonner � toutes les portes, rechercher tous les m�contents, les ind�cis, les collabos et fomente le coup d'�tat du 9 Thermidor. C'est la chute de Robespierre l'ouverture des prisons et Th�r�sia est sauv�e. Avec elle et gr�ce � elle des milliers de prisonniers auront sauv� leur t�te.
                Coup d'�tat et coup d'�clat pour notre Th�r�sia Cabarrus qui devient pour le peuple:" Notre dame de Thermidor", celle qui a sauv� la France.

Et elle �pouse Tallien � Bordeaux, le 6 nivose an III (25.12.1794), par reconnaissance, dira-t' elle plus tard.  Lui  est tr�s amoureux, tr�s fier de sa jeune �pouse. Il n'est pas laid et ils forment un joli couple qui r�gnera en ma�tre sur les frasques du Directoire.

Tallien veillera � ce que les biens confisqu�s � tous les Cabarrus, qu'ils soient  de Capbreton, Bayonne ou Bordeaux, leur soit restitu�s, jusqu'aux petites cuill�res en argent des enfants de Jean-Val�re Cabarrus de Bordeaux. Jean Val�re qui habite la rue Saint-Dominique, dans le quartier de Tourny et il continuera � prosp�rer.  "En 1820, il est le premier sur la liste de la patente par le total de l'imp�t acquitt�, plus de 7000 francs"  le plus impos� de toute la ville

  Et le couple Tallien-Cabarrus va avoir une petite fille dont Th�r�sia n'a pas d� s'occuper beaucoup plus que de son fils a�n�.
                Mais Th�r�sia se lasse de Tallien. Lorsque celui-ci accompagne en Egypte "Buonaparte", avec qui Th�r�sia a eu une courte idylle. A cette �poque, Tallien est d�j� pratiquement r�pudi�.

 A son retour il apprend que Th�r�sia a �t�, entre autres, la ma�tresse du riche vicomte de Barras.Artiste peintre et musicienne, ouverte � tous les arts et principalement celui de s�duire, elle donne le ton � tous les salons mondains  Avec Barras elle a eu un enfant mort-ne ;et d�j� elle se retrouve richement install�e par le banquier Julien Ouvrard dans un domaine qu'il lui a offert.                Tallien est d�sesp�r� mais les armes sont trop in�gales pour qu'il puisse esp�rer reconqu�rir Th�r�sia. Revenu presque borgne de l'Egypte, il perd graduellement la vue,   Devenu aveugle, menant une existence de plus en plus mis�rable, oubli� de tous m�me de sa fille, il ne subsistera qu'en vendant peu � peu les volumes de sa superbe biblioth�que.
                Avec Ouvrard, financier et munitionnaire g�n�ral de la marine, sp�culateur d'exception � la vie sentimentale ambig�e, Th�r�sia va trouver un train de vie � sa mesure et s'installe au N�685 de la rue de Babylone � Paris Ils ont quatre enfants en 4 ans: trois filles et un fils Edouard Cabarrus. Ces enfants seront d�clar�s � la naissance sous le nom de Cabarrus, de m�re non mari�e, alors que le divorce avec Tallien n'�tait pourtant pas prononc�. A la mort de leur m�re, ces enfants prendront par jugement du Tribunal le nom de Tallien de Cabarrus.

 

RECONSTITUTION             
DES ACTES DE L'�TAT CIVIL DE PARIS
    Exp�dition d�livr�e sur papier libre, en ex�cution de la loi du 12 f�vrier 1872 par Me.J.E. Delapalm�e Notaire � Paris soussign�, le vingt d�cembre mil huit cent soixante douze, d'une copie authentique d'acte de naissance annex� � la minute �tant en sa possession, d'un acte de procuration re�u le quinze novembre1819 Me.Marchoux.    

PR�FECTURE DU D�PARTEMENT DE LA SEINE
                       Ville de Paris l0�me arrondissement                    
Extrait du registre des actes de naissance de l'an huit  
Du quatorze pluvi�se de l'an huit de la R�publique Fran�aise: Acte de naissance de Cl�mence Isaure Th�r�sia n�e le douze du pr�sent mois � sept heures du soir rue de  Babylone N�685, fille de Marie Jeanne Ignace Th�r�se CABARRUS, propri�taire �g�e de  vingt-cinq ans n�e � Madrid capitale de l'Espagne fille de Fran�ois Cabarrus et de Marie  Antoinette Galabert suivant la d�claration du citoyen Jean Louis Baudelocque officier de sant� accoucheur demeurant rue de Thionville, N�44, qui a re�u l'enfant. Premier t�moin: Abraham Isaac Lema�tre, �g� de vingt-ans, n�gociant domicili� � Paris rue de Babylone N�685(sic). Second t�moin: Elisabeth Frenel, veuve Lubin. �g�e de quarante- cinq ans, garde-femmes en couches, domicili�e � Paris rue des Orties N�257. Sur la r�quisition a nous faite par le citoyen Baudelocque officier de sant� accoucheur qui a  sign� avec les t�moins.   Constat� suivant la loi par moi soussign�. Sign� au registre: Lemaitre, Frenel, Baudelocque et Michel officier public.
D�livr� par nous greffier asserment� pour le greffier en chef du tribunal de premi�re instance de la Seine comme d�positaire des registres de seconde minute.
            Au greffe s�ant au palais de justice � Paris ce six novembre 1819
  (sign�) Gautier,                                               
Exp�di� et collationn�                                                    
J.E Delapalm�e                                                           

PR�FECTURE DU D�PARTEMENT DE LA SEINE                           
SAINT GERMAIN DES PRES                                  
L'an mil huit cent vingt-deux, le douze f�vrier � Paris.                                       
Acte de mariage de Hyacinthe de Vaux, Capitaine du Sixi�me R�giment d'Infanterie de la Garde Royale, Chevalier de la L�gion d'honneur, demeurant rue Saint Dominique n�lll, fils de Charles Alexandre de Vaux, d�c�d�, et de Marie Anne Facini, sa veuve;
Et de Cl�mence Isaure Th�r�sia Cabarrus, demeurant rue de l'Abbaye, n�7 fille de Marie Jeanne Ignace Cabarrus et de p�re non d�nomm�.
Le Membre de la Commission.

 


J.E Delapalm�e   
Le Membre de la Commission.

 


                Edouard, qui sera c�l�bre sous le nom du docteur Edouard (Tallien de) Cabarrus, a une tr�s forte personnalit� et se trouve �tre un personnage tr�s attachant. Il a �t� effectivement �lev� avec affection par Ouvrard.

C'est l'ami de Victor HUGO, BALZAC, Alexandre DUMAS.

Il est aussi m�decin de NAPOLEON III, c'est un des premiers hom�opathes.

Il a �pous� la soeur de Ferdinand de Lesseps (Famille avec laquelle les Cabarrus de Capbreton avaient d�j� conclu des alliances et qui resteront toujours li�es.)

Les liens du docteur Cabarrus avec Ouvrard ne se distendront pas non plus.

En revanche Ouvrard va se brouiller avec l'Empereur et tomber en disgr�ce. Ceci ne fait pas l'affaire de Th�r�sia qui a tout juste 30 ans et encore beaucoup d'ambition. Elle quitte Ouvrard mais ils resteront amis puisque, tr�s cordialement, Ouvrard va pr�ter ses salons pour la r�ception qui suivra le mariage de Th�r�sia avec le prince h�ritier de Caraman- Chimay.


                Le prince est beau, tr�s �pris de Th�r�sia et il va braver l'opposition de sa famille devant une deshonorante m�salliance. Il faudra attendre la mort du Prince r�gnant pour que son fils h�ritier puisse �pouser Th�r�sia, d'abord civilement puis, Tallien �tant mort et le premier mariage annul� par un bref du pape Pie VII, ils auront un office religieux.

Quand le couple s'installera au ch�teau de Chimay ( Pays-Bas puis Belgique ) ce sera pour mener une vie familiale paisible. Encore 4 enfants vont na�tre dont une fille d�c�d�e en bas �ge ( donc Th�r�sia aura eu 11 enfants au total de 5 p�res diff�rents ). 

Les princes de Caraman Chimay descendent du premier Cabarrus capbretonnais connu.
Les Cabarrus  originaires de Capbreton (Landes) donnent naissance � un "arbre" tentaculaire que je m'efforce de classifier. Entreprise passionnante qui nous transporte � Madrid, Washingtown, les Philippines ou la Nouvelle Ecosse...

        Une des plus c�l�bres figures de cette famille est Jeanne, Marie, Ignace, Th�r�se Cabarrus, dite Th�r�sia. Lorsqu'elle �pouse en troisi�mes noces Fran�ois Joseph Philippe RIQUET de Caraman,
elle est la "femme aux trois maris vivants". Le mariage civil a lieu le 03.08.1805 mais le mariage religieux devra attendre jusqu'en 1817. Th�r�sia perdra sa m�re le 01.12.1822 � Paris.
Fran�ois fonde en 1823 le Conservatoire de Musique de BRUXELLES. Excellent musicien et artiste, ( il �tait professeur de violon pour survivre en exil pendant la R�volution), il mettra lui- m�me en sc�ne l'op�ra "Jean de Chimay" o� il chantera, de m�me que Th�r�sia.
Quatre enfants sont n�s de cette union. Deux garcons et deux filles.
        Le premier, Joseph, Philippe, Fran�ois de Chimay, dit" Le grand Prince",  (il mesurair plus
de deux m�tres), Prince de Caraman-Chimay, est celui qui vous int�resse. N� le 20.08.1808 �
BRUXELLES il est mis en nourrice aux environs de PARIS . Il sera toujours en bonne entente avec Ouvrard et accompagnera celui-ci dans un voyage en Espagne en 1823 puis � Londres en 1828. (Pendant la liaison que Ouvrard avait eue avec Th�r�sia, ce dernier lui avait donn� quatre enfants: les Tallien de Cabarrus). Diplomate et homme politique, il sera ambassadeur du Roi des Belges � La HAYE. Il habite en France jusqu'au d�c�s du Prince Fran�ois.
Il fut ensuite tr�s efficace � Chimay, jusqu'� son d�c�s en 1843.
Il avait �pous� en 1830 Emilie de PELLAPRA, ('1806-1871), comtesse douairi�re de BRIGODE, "la veuve la plus jeune, la plus jolie et la plus riche de France". C'est la fille unique d'un marchand de LYON, fournisseur des arm�es de Napol�on, (on la dit �tre fille de Napol�on et l'Empereur mourant lui aurait fait envoyer de l'Ile d'Elbe un magnifique diamant )
.
        Ils eurent quatre enfants :
- I- Joseph (1835-1892), 16� Prince de Chimay et 2� Prince de Caraman, ministre des affaires�trang�res de BELGIQUE, ami de LITZ �pouse en 1857, Marie de MONTESQUIOU-FEZENSAC
(1834-1884),
excellente pianiste.
puis Mathilde de BARANDIARAN, Br�silienne (sans post�rit�)
        Du premier lit sont n�s:
        - 1- Joseph Pierre (1858-, d�c�d� le 25.07.1937)  Prince de RIQUET de Caraman-    Chimay,
                �pouse Clara WARD, une am�ricaine en secondes noces Gilone Le VENEUR deTILLIERES
                Descendance du 1�lit:
                - Marie (1891-1934) �pouse G.de COCQ
                - Joseph (1894-1919)
                Descendance du 2�lit:
                - Joseph , n� le 06.04.1921 � Chimay. Prince de Chimay et de Caraman. Il   d�c�de �Washington le 23.06.1990, divorc� ss. post�rit� de Germaine VAN der   MEULEN. Apr�s 8 ans de
Principat, il renonce � ses titres, au profit de son    cadet, le 08.02.1944, pour devenir citoyen am�ricain.
                l part aux Etats Unis en 1945 et fait une brillante carri�re d'avocat international.
                Il prend une retraite de "hippie" en Tha�lande. L� bas on ne connait que sous le                nom d'"oncle Jo�" ce hippie barbu aux cheveux longs .

- Elie (1924-1976) recoit les titres de son ain� et �pouse Elisabeth MANSET, actuelle Princesse de Caraman-Chimay, d'o�:    

         - 1- Philippe, actuel Prince, �poux de Almexandra-Anne (?) et p�re de Charles -Joseph et de Jean                         - Gilone                        - Alexandra
        - 2- Elisabeth (1860-1952) �pouse le vicomte Henry GREFFULHE (1848-1932), (h�ritier  d'une fortune colossale). D'une grande beaut� elle fut l'�g�rie du "Tout Paris"   mondain.
                 (Nous conservons � Capbreton une lettre de la princesse GREFFULHE,  �crivant le 25.05.1939 � l'une de ses "cousines" Capbretonnaise, descendante   de la famille,Cabarrus, et qui f�tait 107 ans.)

- D'o� Elaine (1882-1958) fille unique, qui �pouse (nov.1904) Armand de GUICHE,   futur duc de GRAMONT(fils du Duc et de  Marguerite de ROTHSCHILD).       

        - 3- Pierre (1862-1913) qui �pouse Marthe WERLE (d�c�d�e en 1906)
                                en 2� noces, Jeanne Carraby, Comtesse de Dampierre    (sansposterit�)
                Descendance du premier lit:
                - Jean, qui �pouse Jacqueline Hennessy
                - Ghislaine, �pouse Robert d'Harcourt
                - Anne Gabrielle, �pouse en 1920  le prince Andr�,Casimir Poniatowski (d'o� Michel Poniatowski n� le 16.05.1922).
       - 4- Ghislaine (1865-1955), Comtesse de Caraman-Chimay,( dame d'honneur de la    Reine desBelges,                          Elisabeth de Belgique).
        - 5- Genevi�ve (1868-1961), �pouse le G�n�ral Charley Pochet le Barbier de Tinan   (d�c�d� en 1951),(sans post�rit�).
        - 6- Alexandre (1871-1947), lieutenant au 7� dragons ,qui �pouse H.de Brancovan                et en secondes noces G.Rutherford-Stuyvesant

                Descendance du 1�lit:  

              - Marc, (1903) .
- II- Valentine (1839-1914) �pouse Paul, Eug�ne de Bauffremont
et en secondes noces Georges Bibesco.
        Du premier lit sont n�s :
        - i- Catherine
        - 2- Jeanne
        Du 2�lit:
        - 1- Nad�ge, �pouse le prince Stirbey
        - 2- Georges (1880-1941), �pouse Marthe Lahovary, d'o� post�rit�.
- III- Eug�ne, qui �pouse Louise de Graffenried-Villars, d'o�:
        - 1- H�l�ne, �pouse Jean de Salis
        - 2- Miton, �pouse M.Szechenyi
        - 3- Madeleine, �pouse M.Hunyadi
        - 4- Philippe (n� en1881-) qui �pouse J.de Boisgelin.
- IV-  Une fille morte en bas-�ge.
        Th�r�sia s'entoure d'une petite cour d'artistes et de musiciens o� elle chante et joue la com�die dans un th��tre de verdure. Peu � peu les frasques du pass� vont s'estomper et les princes de Chimay seront un couple exemplaire. La bonne dame de Chimay repose en Belgique dans la crypte de l'�glise paroissiale sous un imposant mausol�e encore visible. Elle fait une belle fin.Les fant�mes du pass� s'�stompent mais un qui fut bien vivant, si j'ose dire, c'est le fantome du chateau de Chimay:Un militaire arborant un uniforme bleu � parements rouges, datant apparemment du XVIII�Si�cle, portant peruque blanche et semblant souffrir terriblement des jambes.
La princesse de Chimay m�re du Prince  actuel et sa fille ain�e Gilone, ont fait de longues recherches dans leurs archives familiales et identifi� un de leurs anc�tres tu� dans une bataille en WESTPHALIE etjet� dans une fosse commune, les deux jambes broy�es par un boulet. Ses descendantes ont fait dire des messes pour le repos de son �me et depuis lors , le fant�me qu'a connu Th�r�sia a cess� de se manifester.
                On trouve des traces de Th�r�sia dans les archives Capbretonnaises lors de l'affaire   d'un legs de presbyt�re qui repr�sente un dossier volumineux et elle y apparait comme h�riti�re de son p�re
J'ai gard� pour la fin l'histoire de la branche am�ricaine. Quatre fr�res Cabarrus qui partent d�fendre les territoires d'Am�rique, le plus c�l�bre sera Etienne dit Stephen Cabarrus, sans doute encore plus c�l�bre l� bas que Th�r�sia enFrance. Peu de fran�ais furent aussi influents et aussi populaires que lui dans l'histoire des EtatsUnis. Ce petit fils du "d�couvreur" Capbretonnais de la baie Cabarrus, cousin de Th�r�sia est partia avec deux de ses fr�rers pendant la guerre d'ind�pendance de l'Am�rique  sur le navire "Le Fier Rodrigue" sous les ordres de l'amiral de Grasse.

La Chambre deCommerce de Bayonne nous donne la description de l'uniforme en 1782 : habit bleu doubl� de m�me, collet et passepoil verts, boutons dor�s recharg�s du chiffre du roi et de la reine, poche en travers avec trois boutons sur les poches et 3 sur les manches, veste et culotte rouge, boutons de m�me que l'habit.
D�s 1783 il fait partie du Corps L�gislatif de la Caroline du nord. On y �tablit en son honneur en 1792 un comt� de Cabarrus.

 

Porte parole de la Chambre des Communes, il si�gea au S�nat et fut r��lu � la Chambre des Communes � l'unanimit� pour 10 mandats cons�cutifs jusqu'en 1804..  Il fut l'un des membres de la commission qui commen�a la Nouvelle ville de Washington dont une rue s'appelle Cabarrus.
Lorsqu'il meurt dans son manoir pr�s d'Edenton en 1808 ag� de 54 ans, un article n�crologique dira de lui:" Mr Cabarrus �tait un hommed'une St�phen Cabarrus                     grande g�n�rosit� et d'une grande �l�gance avec une courtoisie de mani�res et de savoir-vivre si caract�ristique des Fran�ais"..
  Il avait r�dig� son testament quelques mois plus t�t et celui-ci comporte des dizaines de pages et d�taille une v�ritable fortune.

Il pense � chacun des membres de sa famille de Bayonne, Bordeaux, Paris. Plus pr�s de lui...: des sommes d'argent bien sur et puis la canne � pommeau d'or, la chevali�re en or porteuse du sceau, les boutons de manchettes, montres, boites � tabac le tout en or, les �pingles et bagues en diamant, etc...

On comprend ce que veut dire cette fameuse expression "Riche comme Cabarrus" utilis�e encore de nos jours en Espagne.

Puis les n�gres sont distribu�s avec leur famille, le tonnelier, la couturi�re, la fileuse... une vingtaine d'esclaves sont  ainsi nomm�ment d�sign�s et l�gu�s. Il demande � ce que soient affranchis � son d�c�s un vieux serviteur qui a �t� de nombreuses ann�es � son service et � qui il l�gue une somme de cent piastres, et une n�gresse autrefois son esclave mais depuis affranchie, pour laquelle il a visiblement une tendresse particuli�re, qu'il appelle Sylvie Lorient et qui, elle aussi, recevra une somme d'argent et sera libre aussit�t apr�s son d�c�s. N�anmoins elle devra �tre prise en charge et habill�e par les h�ritiers jusqu'� ce que soit d�gag� l'argent qui lui revient  Quant � tous les autres n�gres de la plantation ils pourront �tre vendus au gr� des h�ritiers.
Il y a encore des descendants de ces quatre Cabarrus am�ricains aux U.S.A.


On trouve aussi des Cabarrus en grande quantit� en   GUADELOUPE et, recherches faites, tous sont  descendants de la m�me Bibianne qui a pris un nom d'�tat-civil apr�s la r�volte des esclaves et qui est d�c�d�e dans sa case, aux Antilles. De la m�me mani�re, un milliardaire noir am�ricain porterait aussi le nom de Cabarrus ! 

Il y a encore des Cabarrus aux PHILIPPINES, industriels et exploitants de mines.


La branche des Tallien de Cabarrus a encore plusieurs descendants porteurs du nom.


La branche des Cabarrus de Bordeaux a vu r�cemment relever le nom par la famille LOBSTEIN, dont m�re est une Cabarrus et qui s'appelle maintenant  Lostein de Cabarrus, le dernier porteur du nom ayant �t� tu� � la guerre de 40. 

En Espagne  le nom et le titre ont �t� relev�s par un descendant d'un fr�re de Th�r�sia, du c�t� des  femmes.


Sur notre r�gions du Sud-Ouest, le patronyme a disparu mais les descendants sont nombreux et gardent jalousement le souvenir de leur appartenance � cette grande famille ou l'ont d�couvert grace � nos travaux.

A Bordeaux, Bayonne ou � Capbreton , � MADRID ou � WASHINTON, on s'en souvient aussi gr�ce � l'indication des plaques de rues qui portent ce nom.


Eleonore de Cabarrus x Arnaud-Raymond de Castelbajac ( de Louis Gaston et Mie Fse de Percin. D'o� :
- Louis Gaston x 1838 Pauline de Perron d'o� :
        Charles de Castelbajac x Marguerite de Founas Fabezan '?)
        Louise
        Caroline
        L�on (?)
- Charles x L�onide de Seignan de Sere, m�re de l'aide de camp de Napol�on I)
- Raymond + � 29 ans
- Henri x Sidonie du Cos de la Ititte
- Gaston x Jeanne du Lin
- Roger officier
- Bernard pr�tre
- Bathilde x Elie de Carsalade du Pont
- Marguerite x vicomte Lambert des Granges

 

Fran�ois Cabarrus et sa fille Th�r�sia sont deux personnages particuli�rement hauts en couleurs et ils occultent quelque peu le reste de leur famille. Pourtant, les aventures de bien d'autres Cabarrus � la vie tr�pidante et tumultueuse, prennent aussi des figures de l�gende. C'est une famille exceptionnelle ...

  

Anne-Marie Bellenguez

�tude faite pour le Congr�s G�n�alogique de Bordeaux

 

 NOTES DE LECTURE :

 

- Th�r�sa est la cousine par alliance de Lannes maire de Capbreton (�tude genealogique effectu�e par A.M.Bellenguez)

- 1754-1775 Etienne BALANQUE Pr�tre pr�bendier de Capbreton. H�rite du presbyt�re de Capbreton. Teste au profit des futurs pr�tres de la paroisse apr�s le d�c�s de ses six petites ni�ces Cabarrus.(�tude genealogique effectu�e par A.M.Bellenguez)


- "G�n�alogie et Histoire de la Cara�be" num�ro 152. Octobre 2002 :

Un sieur CABARRUS a servi sous les ordres du marquis de BOUILL�, gouverneur
des Iles du Vent, qui, selon l'intendant, le pr�sident de Peynier, "en fait beaucoup de cas .Il lui avait donn� plusieurs missions de confiance � la c�te d'Espagne Il fut si satisfait de la mani�re dont il les avait remplies qu'il profita de l'occasion que lui fournit sa premi�re conqu�te pour lui procurer une place de capitaine de port" C'est donc sans doute en septembre 1778 qu'il est nomm� capitaine de port � la Dominique. Le trait� de Versailles, qui comporte la remise � l'Angleterre de cette �le, le prive de son emploi le 1 er janvier 1784. Le poste de capitaine de port � Tobago �tant vacant, il y sera nomm�.

 

 

Divers portraits de Th�r�sia, glan�s dans son importante iconographie:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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